Communiqués de Presse

Jeudi 13 novembre 2008

Création du « Parti de Gauche »

A peine quelques jours après notre départ du Parti socialiste, nous nous réjouissons du mouvement de soutien qui s'exprime envers notre démarche, aussi bien depuis les rangs socialistes que l'ensemble de la gauche. En à peine 3 jours, nous avons déjà enregistré plus de 3 000 soutiens sur le modeste site www.casuffitcommeca.fr que nous avions ouvert vendredi 7 novembre.

Ces soutiens montrent l'immense énergie disponible dans notre pays pour changer la gauche, affronter la droite et ouvrir une alternative au capitalisme de notre époque. C'est pourquoi nous annonçons la fondation du « Parti de Gauche » avec tous ceux qui partagent ces orientations.

D'ores et déjà Claude Debons, cheville ouvrière des collectifs contre la Constitution européenne participe à notre démarche. Eric Coquerel est également en train de la rejoindre avec ses amis du MARS - Gauche républicaine. Ce n'est qu'un début. D'autres noms seront annoncés dans les jours qui viennent.

Nous voulons que le « Parti de Gauche » soit un parti unitaire à gauche. Nous voulons en faire un trait d'union au service de la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes, sur une ligne claire de refus du Traité de Lisbonne et de construction d'une autre Europe. Dans ce but nous avons d'ores et déjà demandé à rencontrer notamment le PCF et le NPA.

Nous voulons aussi que le « Parti de Gauche » soit un parti gouvernemental capable, avec d'autres, d'entraîner la société au service d'un projet majoritaire pour changer la vie du plus grand nombre dans notre pays. Le « Parti de Gauche » sera enfin un parti résolument républicain, défendant sans concession la souveraineté du peuple, la laïcité des institutions et de la société et l'intérêt général contre le productivisme face à la crise écologique.

Nous avons dit que nous mettions nos pas dans ceux d'Oskar Lafontaine. Ce dernier sera présent lors du lancement du « Parti de Gauche ». Nous serons heureux de l'accueillir le samedi 29 novembre lors du meeting de lancement du Parti de Gauche en région parisienne.


Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne

Marc Dolez, député du Nord

Le 12 novembre 2008


Un site internet www.lepartidegauche.fr sera ouvert dans la journée

Par Forces Militantes 54
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Samedi 8 novembre 2008
Nancy le 8 Novembre 2008

Les militants du Parti Socialiste se sont exprimé jeudi 6 Novembre 2008, lors du vote des motions dans le cadre du Congrès de Reims des 14,15 et 16 Novembre 2008. Le résultat est sans ambiguïté, les adhérents ont reconduit les orientations de la majorité sortante.

Le résultat du vote au parti socialiste est connu. Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête. Elles obtiennent 80% des suffrages.

De plus, la motion de Ségolène Royal l'emporte avec sa proposition d'alliance au centre, qu'elle appelle alliance avec les forces « démocrates ». Ainsi les orientations qui dominent dans le Sociale - Démocratie Européenne l'emportent, alors qu'elles conduisent partout à l'échec.

Elles avalisent l'Europe du traité de Lisbonne, les alliances changeantes, l'abstention face à la droite, et refusent de mettre en cause le capitalisme. Le score respectable de la gauche du parti n'y change rien malheureusement (19 % au niveau National, plus de 15 % au niveau départemental).

Les parlementaires Jean Luc Mélenchon et Marc Dolez ont annoncé leur sortie du Parti Socialiste : Pour eux comme pour nous, ça suffit comme ça !

En Meurthe et Moselle, les amis de Trait d'Union animé par le Sénateur Jean Luc Mélenchon au plan national et les amis de Forces Militantes animées au plan national par le Député Marc Dolez, ont décidé également de quitter le Parti Socialiste.

Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin d'une autre voix à gauche. Nous voulons lui être utile. Nous voulons reprendre l'initiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy. Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance d'action. Nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l'écosystème. Nous allons la proposer au suffrage universel. Ainsi que nous l'a montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons d'engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d'un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes. Nous savons qu'une énergie immense dans notre peuple est disponible pour le changement. Il faut aller de l'avant.


Sacha Tognolli                                   Eric Tollénaère
Pour Trait d'Union 54                     Pour Forces Militantes 54
06.87.56.70.43                                  06.70.20.02.08

 

Par Forces Militantes 54
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Vendredi 7 novembre 2008

 




Le résultat du vote au parti socialiste est connu. Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête. Elles obtiennent 80% des suffrages. Et la motion de Ségolène Royal l'emporte avec sa proposition d'alliance au centre. Ainsi, les orientations qui dominent la social-démocratie européenne l'ont emporté alors qu'elles conduisent partout à l'échec. Elles avalisent l'Europe du traité de Lisbonne, les alliances changeantes, l'abstention face à la droite, et refusent de mettre en cause le capitalisme. Ce résultat est sans ambiguïté. Le score respectable de la gauche du parti n'y change rien malheureusement.

Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous refusons de nous renier en participant à des complots et des combinaisons tactiques. Car quelles que soient les arrangements qui sortiront du Congrès de Reims, la future direction du PS appliquera l'orientation majoritaire en particulier quand viendront les prochaines élections européennes. Il faudrait alors accepter ce que nous refusons depuis toujours : le traité de Lisbonne et le Manifeste commun avec les partis sociaux démocrates qui gouvernent avec la droite dans leur pays. Non ! Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin d'une autre voix à gauche. Nous voulons lui être utiles. Nous voulons reprendre l'initiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy. Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance d'action. Nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l'écosystème. Nous allons la proposer au suffrage universel. Ainsi que nous l'a montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons d'engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d'un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes. Nous savons qu'une énergie immense dans notre peuple est disponible pour le changement. Il faut aller de l'avant.


Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne
Marc Dolez, député du Nord

 

Pour aller de l'avant, un site sera ouvert en fin de journée à l'adresse www.casuffitcommeca.fr .

Par Forces Militantes 54
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Dimanche 6 juillet 2008

Communiqué de Marc DOLEZ Député P.S du Nord


En disant Non, le peuple Irlandais a heureusement déjoué le « complot » de Lisbonne visant à imposer par la voie parlementaire un texte quasiment identique à celui déjà rejeté en 2005 par la France et les Pays-bas.

Le message du seul pays autorisé à s’exprimer par référendum est clair : les peuples européens ne veulent pas de cette Europe libérale, synonyme de concurrence à tous crins, de délocalisations,  de
dumping social et de démantèlement des services publics.


Ce message doit être entendu et les conséquences tirées : le traité de Lisbonne est mort et le processus de ratification doit évidemment s’interrompre.


Alors que Bruxelles et les différents gouvernements s’activent déjà à contourner le référendum Irlandais, le Parti Socialiste porterait une grave responsabilité s’il cautionnait de si sombres manœuvres, comme celle consistant à faire revoter ( !), et s’il n’exigeait pas le strict respect de la souveraineté populaire.


                                         Le 16 juin 2008


Par Forces Militantes 54
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Jeudi 15 mai 2008

APPEL

L’ALTERNATIVE À GAUCHE, ORGANISONS-LA !



Nous célébrons l’anniversaire de Mai 68.

Le temps n’est toutefois ni aux commémorations, ni à la nostalgie.

La planète s’est profondément transformée. Le capitalisme se fait toujours plus prédateur. Les émeutes de la faim sont le corollaire de l’enrichissement indécent d’une minorité de privilégiés. Les crises financières s’enchaînent et une catastrophe écologique se dessine. Bousculée par un nouveau totalitarisme de marché, la démocratie s’étiole.

C’est à la refondation d’une politique d’émancipation qu’il importe de s’atteler.

En France, le sarkozysme se heurte déjà à la résistance du pays. Dans les entreprises du secteur privé, dans les services publics, à l’école, d’amples mobilisations se font jour.

A quarante ans de distance, deux questions se reposent à nous : quelles perspectives offrir à la colère sociale ? Comment la volonté de changer radicalement l’ordre des choses peut-elle redonner majoritairement le ton à gauche ?

A cet égard, chacun hélas peut le constater, il manque toujours une force incarnant un projet alternatif.

Du côté de la majorité dirigeante du Parti socialiste, les volontés hégémoniques se confirment, et avec elles les tendances au renoncement social-libéral, inspirées des exemples de MM. Blair ou Prodi. Mais la gauche de transformation sociale et écologiste ne doit pas, elle, s’accommoder d’un statu quo qui lui interdit d’espérer changer en profondeur la donne politique.

La menace du bipartisme devient plus forte, avec son choix mortifère ramené à deux variantes de l’adaptation au libéralisme. Tout cela peut nous conduire à des désastres comme celui que vient de connaître la gauche italienne, incapable d’empêcher le retour de Berlusconi aux affaires et littéralement disloquée.

Les municipales et les cantonales viennent pourtant de prouver qu’il existe ici un espace comparable à celui révélé par Die Linke en Allemagne ou d’autres expériences similaires en Europe. Faute de convergence entre des traditions et des cultures jusqu’ici séparées, faute de prendre en compte l’apport des mouvements sociaux et citoyens ayant émergé depuis plusieurs années, le champ des possibles demeurera inévitablement limité : aucune force constituée ne peut rassembler autour d’elle seule.

Les échecs passés nous instruisent des difficultés de l’entreprise. Nous n’en restons pas moins convaincus que c’est le seul horizon porteur d’avenir.

Un cadre permanent pour faire front

Nous en appelons donc à l’affirmation d’une gauche enfin à gauche. Qui n’oublie plus la nécessité de redistribuer les richesses. Qui soit en phase avec les aspirations des salariés, avec ou sans papiers, des quartiers populaires, des jeunes. Qui conjugue urgence sociale, urgence démocratique et urgence écologique. Qui permette  au peuple d’exercer sa souveraineté dans tous les domaines. Qui place l’égalité entre hommes et femmes au cœur de son projet. Qui milite pour un nouveau mode de production et de consommation, soutenable et respectueux des équilibres écologiques. Qui promeuve la construction d’une autre Europe et de rapports de codéveloppement avec le Sud. Qui devienne, ce faisant, une véritable force.

Militants politiques, acteurs du mouvement social et culturel, nous pouvons dès à présent agir de façon coordonnée. Sans préalable sur les engagements des uns et des autres, construisons un cadre permanent qui nous permette, ensemble, nationalement et localement, de réfléchir aux moyens d’une vraie réponse politique aux attaques de la droite et du Medef et d’aborder les grands rendez-vous qui s’annoncent. D’ici l’été, que chacun et chacune se saisisse de cette proposition sur le terrain. Et retrouvons-nous à l’occasion d’un grand rendez-vous national en septembre, afin de prolonger ces échanges.




Premiers signataires :

Paul Ariès, Ariane Ascaride, François Asensi, Clémentine Autain, Christophe Barbillat, Francine Bavay, Hamida Bensadia, Pierre Bergougnioux, Jacques Bidet, Martine  Billard, Jean-Jacques Boislaroussie, Patrick Braouezec, Bernard Calabuig, Yves Contassot, Eric Coquerel, Emmanuelle Cosse, Thomas Coutrot, Claude Debons, Bernard Defaix, Marc Dolez, Annie Ernaux, Jean-Claude Gayssot, Jacques Généreux, Susan George, Dominique Grador, Robert Guediguian, Michel Husson, Raoul-Marc Jennar, François Labroille, Frédéric Lebaron, Jacques Lerichomme, Philippe Mangeot, Roger Martelli, François Maspero,  Gérard Mauger,  Marion Mazauric,  Daniel Mermet, Mohammed Mechmache, Philippe Meyrieu, Claude Michel, Yann Moulier-Boutang, Dominique Noguères, Michel Onfray, Christian Picquet, Christophe Ramaux, Yves Salesse, Denis Sieffert, Patrick Silberstein, Evelyne Sire-Marin, Emmanuel Terray, Rémy Toulouse, Marcel Trillat, Christophe Ventura, Marie-Pierre Vieu, Claire Villiers.

Appel publié par Politis le 15 Mai 2008

Pour le signer : www.appel-a-gauche.org

Par Forces Militantes 54
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Samedi 26 avril 2008


Avec sa nouvelle déclaration de principes, le Parti Socialiste décide en fait de s’aligner définitivement sur une social-démocratie européenne qui a perdu depuis longtemps ses points de repères et dont la fragilité résulte de son ralliement au libéralisme économique et de son incapacité à définir un projet alternatif de transformation sociale.


En affirmant l’objectif « d’une économie sociale et écologique de marché », référence explicite au traité de Lisbonne, le Parti Socialiste renonce à la socialisation, même progressive, des moyens de production et d’échange, et donc à un autre mode d’organisation sociale.


Les socialistes fidèles à Jaurès ne sauraient ni accepter ce calamiteux renoncement, synonyme d’abandon des valeurs fondamentales du Socialisme ni cautionner, sous couvert de modernisation, l’officialisation de la dérive sociale-libérale.


Pour eux le capitalisme n’est pas un horizon indépassable et le Socialisme reste cette idée neuve pour l’égalité, l’émancipation sociale et la libération des peuples.


Le monde a certes beaucoup changé mais pas l’exploitation de l’homme et, devant les désastres engendrés par le capitalisme international et financier, rien n’est plus urgent aujourd’hui que de reconstruire une idéologie de rupture pour ouvrir une nouvelle voie.


C’est assurément la conviction de nombreux militants qui, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Parti Socialiste, considèrent que la construction d’une véritable alternative exige d’abord de retrouver l’authenticité socialiste.

Par Forces Militantes 54
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Dimanche 30 mars 2008

 La droite naintien le cap, malgré son échec électoral.
Il est urgent de construire une opposition résolue et une vraie alternative.

Nicolas Sarkozy et son parti viennent d'être lourdement sanctionnés aux élections municipales et cantonales. Celles et ceux qui, voilà moins d'un an, s'étaient laissé abuser par le populisme et les promesses du futur président le désavouent. Sur fond d'inégalités croissantes et d'étalage indécent des privilèges d'une infime minorité, une crise de confiance s'ouvre entre le pays et ses gouvernants. Un clash politique et une confrontation sociale majeure se profilent.

On attendrait d'une gauche digne de ce nom qu'elle se hisse à la hauteur de l'enjeu. Que, forte de cette victoire, elle marque immédiatement sa solidarité avec les mobilisations en cours contre les licenciements et pour les salaires. Qu'elle s'inscrive dès à présent dans les affrontements que vont provoquer les projets du gouvernement. Qu'elle oppose d'autres choix globaux à la politique du pouvoir. Nous en sommes loin.

Les principaux responsables du Parti socialiste exhortent le chef de d'Etat à une simple « correction » de son action. En perspective de leur prochain congrès, ils en appellent à une « modernisation » s'inspirant des projets de MM. Blair ou Prodi, dont les renoncements calamiteux ont pourtant produit les désastres sociaux que l'on sait. Pour ces municipales, emportés par une dérive ininterrompue depuis deux décennies, ils ont surtout songé à se tourner vers le MoDem.

Le verdict des urnes a pourtant démontré, et avec quel éclat, que le choix des classes populaires - non celui des amis de François Bayrou, avec leurs alliances à géométrie variable - était essentiel pour réunir les conditions d'un changement radical. Rue de Solférino, on devrait pourtant se souvenir de l'expérience calamiteuse du printemps 2007: les victoires décisives sur la droite dépendent non de Paccumulation de succès électoraux partiels (comme aux régionales de 2004) ou d'ouvertures réitérées au centre, mais de la capacité à proposer une perspective mobilisatrice.

Là réside l'origine du marasme à gauche. Atant vouloir accompagner le modèle libéral, à refuser d'affronter les orientations économiques et sociales d'un capitalisme synonyme de crises boursières paroxystiques et de dévastations humaines sans limites, le social-libéralisme ne délivre pas de signe d'espoir à celles et ceux qui, comme à l'automne 2007, défendent le droit à la retraite, l'augmentation des salaires, les services publics, les droits des « sans », l'environnement.


Une crise de confiance s'ouvre entre le pays et ses gouvernants

Et c'est, en retour, la vacuité de sonopposition qui autorise M. Sarkozy à ne vouloir tenir aucun compte de la raclée qu'il vient de subir. Incroyable paradoxe ! Bien que de nouveau minoritaire, la droite est résolue comme jamais à détruire une à une les principales conquêtes populaires de ces soixante dernières années, à remettre en question des principes républicains aussi fondamentaux que l'égalité ou la laïcité. Elle entend même rendre sa politique irréversible en quelques mois.

Au moment où la question sociale revient au premier plan, l'attente grandit d'une politique qui y réponde réellement. L'aspiration se fait plus profonde à une gauche qui refuse de considérer le capitalisme comme un horizon indépassable et s'emploie à bouleverser la donne politique. L'espace qu'a révélé l'émergence de Die Linke en Allemagne existe également dans notre pays. Ainsi, aux municipales, dans la plupart des communes où furent présentes des listes défendant des propositions vraiment à gauche et refusant l'accompagnement du libéralisme, elles auront réalisé des percées prometteuses.

Et plus elles auront réuni en leur sein de traditions et de forces diverses, plus leurs poussées auront été significatives... Une tendance dont auront également bénéficié les listes initiées par des municipalités communistes lorsqu'elles devaient faire face aux appétits du PS et de ses alliés. N'est-ce pas le signe que des dizaines de milliers d'hommes et de femmes veulent faire du neuf à gauche, que le rassemblement des énergies transformatrices est gage de crédibilité et de succès ?


Venant d'horizons et de cultures différents, nous voulons plus que jamais contribuer au débat sur la reconstruction d'une gauche du XXI° siècle. Si elle veut échapper à la bipolarisation croissante de l'espace public, celle-ci ne saurait ni consentir à la satellisation par le social-libéralisme, au risque de signer son irréversible impuissance à faire émerger une authentique alternative, ni se résigner à la défense de pétitions de principe, qui ne permettent jamais de changer le cours des choses.

C'est d'une gauche de gauche que nous avons besoin. Qui réponde par l'exigence de justice et l'intérêt général au pouvoir occulte des marchés. Qui donne la,priorité à la satisfaction des besoins populaires et à la redistribution des richesses. Qui porte l'objectif d'un mode de développement respectueux des grands équilibres écologiques et se montre soucieuse de protéger la diversité culturelle. Qui place la souveraineté du peuple au cœur de son projet. Qui affiche l'ambition de s'appuyer sur les mobilisations du plus grand nombre pour donner de nouveau majoritairement le ton à gauche. Qui devienne une véritable force et crée les conditions d'un gouvernement rompant enfin avec les logiques libérales...


Au moment où la question sociale revient au premier plan, l'attente grandit d'une politique qui y réponde réellement

Bien sûr, les choses ne sont pas simples. Le « non » de gauche au traité constitutionnel européen n'a pu se traduire en une candidature commune à la présidentielle. La tendance se fait aujourd'hui forte, au nom des succès électoraux partiels que viennent d'enregistrer les formations de la gauche de transformation, à se réfugier dans le statu quo. Ce serait, à terme, un choix mortifère.

La renaissance d'un espoir ne peut davantage procéder d'une addition de partis que d'un rassemblement autour d'un seul d'entre eux. Militants politiques, acteurs sociaux et culturels, écologistes, féministes, altermondialistes, nous sommes ensemble dans tous les combats sociaux. Nous venons encore de mener en commun la bataille contre le coup de force présidentiel sur le traité de Lisbonne.

Retrouvons-nous donc, du plan local à l'échelon national, sans préalable sur ce que peuvent être par ailleurs les engagements des uns ou des autres. Ouvrons largement nos échanges pour conduire une réflexion commune et pluraliste sur les réponses politiques qu'appelle en urgence la violence des attaques de la droite et du Medef. Portons conjointement ces réponses, dans le débat public comme dans les rendez-vous politiques et sociaux des prochains mois. Et de la sanction, nous passerons à l'alternative...



Eric Coqueret, président du Mouvement pour une alternative républicaine et sociale (MARS) ;

Claude Debons, ancien responsable syndical ;

Marc Dolez, député socialiste, Forces militantes ;

François Labroille, élu régional Ile-de-France, Alternative citoyenne ;

Roger Martelli, historien, PCF ;

Christian Picquet, animateur du courant Unir de la Ligue communiste révolutionnaire.



Article paru dans le journal "Le Monde" du 29 Mars 2008.
Par Forces Militantes 54
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Mardi 11 mars 2008
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NANCY le 11 Mars 2008

 
Communiqué de Forces Militantes 54

Suite au premier tour des élections municipales et cantonnales

 
Mesdames, Messieurs, Chers camarades,
 

Forces Militantes, sensibilité du PS animée par M. le Député Marc DOLEZ au plan national, tient à vous faire part de son inquiétude, pour le second tour des élections Municipales et Cantonales en Meurthe et Moselle et à Nancy en particulier.

47,5 % pour la gauche, 40 % pour la droite de Sarkozy au plan National
 

Le vote du 9 mars 2008 est un complet renversement de tendance par rapport aux scrutins de 2007, on en revient à des votes proches de 2004. C’est un retournement électoral puissant qui accompagne un rejet massif du Sarkozysme, de sa politique comme de sa personne. La France est de toujours de gauche, comme tout l’indiquait de 2003 à 2006, avec, hélas, un président UMP de droite !


 

« Le Modem fait environ 4,5 % des voix, l’extrême gauche, là où elle se présente, fait entre 2 et 13,5 % des voix… entre les deux il n’y a pas photo ! Nul ne peut comprendre qu’alors que le peuple de gauche fait mouvement à gauche, Ségolène Royal propose de « s’allier partout » systématiquement avec un morceau de la droite ! Du point de vue politique c’est a contrario de ce qu’il faut faire, du point de vue électoral rien ne le justifie : ce n’est pas à nous d’ouvrir, par nos concessions et mollesses, un espace à un pseudo centre qui n’a pas de réalité – sous prétexte de s’allier ensuite avec lui.

 

Nous opposons à cette politique qui a déjà conduit à l’échec de toutes les « troisièmes voies » dans le passé, une politique, la seule porteuse d’avenir, d’unité de toute la gauche ! »

 

En Meurthe et Moselle, et à Nancy en particulier

 
Plusieurs villes ont vu leur sort réglé dès le premier tour : Pont-à-Mousson et Lunévilleoù le Député Lamblin reprend la ville au PS (le maire sortant ne se représentant pas) avec 51,12 % au premier tour.

 

Toul: La porte-parole de l'UMP et candidate à la mairie de Toul (Meurthe-et-Moselle) Nadine Morano a affirmé aujourd'hui avoir été victime d'une tentative de chantage et d'extorsion de fonds de la part d'un autre candidat, placé en garde à vue.
Alain Oger, à la tête de la liste "Toul, ville d'avenir" ayant recueilli 3,14% des voix dimanche,aurait été "pris en flagrant délit par un agent de police", a précisé Mme Morano dans un communiqué, sans que celà soit confirmé par le substitut du procureur. La députée de Meurthe-et-Moselle, troisième au premier tour de l'élection municipale derrière la maire sortante Nicole Feidt (PS) et l'ancien édile de la ville Jacques Gossot (DVD), est en fâcheuse posture pour prendre la ville.

 

• Vandœuvre: Duel, triangulaire, quadrangulaire : tout est encore ouvert dans une ville où la maire sortante (UMP), Françoise Nicolas, tient la tête et où le MoDem veut jouer les arbitres. En fin de matinée, une conférence de presse conjointe avec Françoise Nicolas et Marc Saint - Denis a comme nous le laissions entendre ce matin débouché sur une alliance. A gauche, Stéphane Hablot et Patrice " Manu " Donati n'auraient qu'à bien se tenir.

 

• Nancy: André Rossinot (UMP), président d'honneur du Parti radical, ne paraît pas devoir être inquiété dans son ambition d'un cinquième mandat. Ses 47,18 % de voix (quatre points de plus qu'en 2001) lui assurent un certain confort que ne semblent pas pouvoir troubler ni la socialiste Nicole Creusot, ni la centriste Françoise Hervé.  Après l'échec de négociations avec le PS, Françoise Hervé soutenue par le MoDem a décidé aujourd'hui de représenter dimanche prochain sa liste au second tour des municipales à Nancy. Nicole Creusot qui conduit la liste du Parti Socialiste a obtenu 28,02% des suffrages et celle de Françoise Hervé 14,72% des voix. La tête de liste socialiste a refusé les exigences de sa concurrente. L'alliance des deux listes pouvait inquiéter André Rossinot, UMP, président d'honneur du parti radical qui a un potentiel de 47,18% d'électeurs.
En effet, l'abstention lors du premier tour est record. Un Nancéien sur deux ne s'est pas déplacé. Une triangulaire sera fatale pour les intéressées. La réélection du maire sortant qui se présente pour un cinquième mandat est désormais assurée. 

 

André Rossinot en tête à NANCY avec 47,18 %, Nicole Creusot du PS et PCF à 28,02 % et Françoise Hervé distancée avec 14,72 % des voix.

 

La Gauche alternative soutenue par la LCR et le MRC fait près de 8 %.

 
 
 

La situation est grave, en Meurthe et Moselle et ne recoupe pas exactement les résultats Nationaux.

 
Le refus de SARKOZY et de sa politique est évident mais ne suffit pas. Les candidats élus ou pas l’ont-ils compris ? Les absences de programmes étant criantes, et les alliances étant là pour rassurer, parfois en excluant ceux qui sont trop à Gauche ou trop laïque, une valeur essentielle qui semble oubliée au Parti Socialiste.

 

 

Si Jean Pierre Franoux est élu à Malzéville et Jean Paul Monin à Essey, ils le doivent à deux choses :

·        La présence d’une seule liste en face d’eux, dirigeant de fait le vote d’opposition.

·        Le rejet au plan National et local de la politique de Nicolas Sarkozy.

·        A Malzéville, Jean Pierre Franoux, après avoir écarté Forces Militantes 54 et son élu sortant Eric TOLLENAERE, gagne sur une ligne localière sans aucune ambition Politique d’envergure.

 

A NANCY, André Rossinot, a su rassembler au-delà de son camp, alors que Nicole Creusot divise le sien, en écartant d’authentiques Républicains Laïques et Socialistes, tels que Yohan DRIAN, co responsable de Forces Militantes 54.

 

Par ailleurs, André Rossinot conforte sa place avec un score supérieur à 2001, et cela malgré la « grogne Nationale » et les déboires du Tram. Il sera indétrônable pour son dernier mandat. Par ailleurs nous avions déjà signalé : « Une prétention d’union de la Gauche sur cette liste, totalement erronée ; une prétention de rencontres auprès de tous les candidats à la candidature parfaitement mensongère ; une non représentativité des différentes sensibilités du Parti Socialiste… Une réunion pleine de désinformations auprès des militants.

La surreprésentation de salariés du Conseil Général, alors qu’il fut prétendu lors de cette réunion, que cette liste était une liste de rassemblement de citoyens, pose un grave problème de démocratie. » et que cette liste : « Mais cela ne semble pas être la volonté de la Section de Nancy, qui semble reporter le combat à la prochaine échéance des municipales, lorsque M. Rossinot ne se représentera plus à sa propre succession. »

La société civile, représentant 40 % de la liste présentée par Nicole Creusot, loin de présenter une diversité réelle, est responsable d’un vide de contenu politique, justifiant de fait le vide concret sur le programme.

 

Peut-on gagner sans programme et sans contenu Politique ?

 

Forces Militantes a voté contre cette liste, lors du Conseil Fédéral de Meurthe & Moselle ; il est particulièrement étonnant que d’autres sensibilités non représentées sur ta liste, n’aient pas suivi le vote.

 

Forces Militantes 54 appelle au second tour à battre la Droite UMP

 

A NANCY programme contre programme, nous sommes conscients de la difficulté pour les deux challengers de convaincre les électeurs, et nous sommes conscients d’une autre réalité, celle de la réélection probable d’André Rossinot qui rassemble au-delà de son camp.

 

Si le Parti Socialiste ressort grandi de ces élections municipales à venir, ce n’est en aucun sur un fond politique réel, mais sur la sanction de la Politique de Nicolas SARKOZY…

 
 
 

Recevez, Mesdames et Messieurs, chers camarades, nos salutations Républicaines, Laïques et Socialistes les plus sincères.

 

Pour le Bureau de Forces Militantes 54



ERIC TOLLÉNAÈRE

Membre du Délibératif  National de FM   
Co - responsable de FM 54



YOHAN DRIAN   
Membre de l’Exécutif National de FM
Co - responsable de FM 54

 
 
 
 
 

Forces Militantes, la démocratie en mouvement – 57 Rue de Bellain – 59500 DOUAI

 

Forces Militantes 54, C/O Eric  TOLLÉNAÈRE 4, Rue Maurice Barrès - 54220 MALZÉVILLE

Par Forces Militantes 54
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Samedi 23 février 2008
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NANCY le 18 Janvier 2008

 2ème Envoi : Copie à Marc DOLEZ

 

M. le Président, Directeur de la Publication de l’Est Républicain.

 

Forces Militantes, sensibilité du PS animée par M. le Député Marc DOLEZ au plan national, a pris connaissance de l’interview de Gérard filoche, inspecteur du travail, paru le Jeudi 10 Janvier 2008, propos recueillis par Madame Armelle ROUSSEAU.

 

Vous présentez la photo de M. le Député du Nord Marc DOLEZ, à la place de celle de M. Gérard Filoche, en sous titrant sous la photo, Gérard Filoche est membre de la Gauche du Parti Socialiste (photo d’archives Denis MOUSTY).

 

Nous sollicitons l’exercice de  notre droit de réponse, conformément à la loi.

 

Vous avez confondu Marc DOLEZ avec Gérard FILOCHE.

 

Vous n’êtes pas sans savoir que ceux-ci se sont séparés politiquement, l’un, Marc DOLEZ recréant Forces Militantes, l’autre, Démocratie et Socialisme.

 

Par ailleurs, vous aviez la possibilité d’avoir un entretien avec Marc DOLEZ lors de son passage à NANCY le Vendredi 9 Novembre 2007. Il a tenu une conférence de presse au Café de la Paix à 15 h 30 à coté du siège de l’Est Républicain, rencontre à laquelle vous avez brillé par votre absence.

 

Nous rappelons que Marc DOLEZ est Député à l’Assemblée Nationale depuis 4 mandats, qu’il ne cumule pas avec d’autres fonctions électives.

Il a été Premier Secrétaire de la Fédération du Nord du PS, Secrétaire National et membre du Bureau National.

 

Il anime la sensibilité Forces Militantes et s’apprête à voter deux fois NON : à la réforme Constitutionnelle proposée au Congrès du Parlement à Versailles, le 4 Février 2008 ; ainsi qu’ au soit disant mini-traité simplifié, dit de Lisbonne.

 

Nous demandons la publication de notre courrier, dans le cadre du droit de réponse.

Recevez M. le Directeur, nos salutations les meilleures.

 

             YOHAN DRIAN                                                   ERIC TOLLÉNAÈRE

Membre du Délibératif  National de FM             Membre de l’Exécutif National de FM

       Co - responsable de FM 54                             Co - responsable de FM 54

 

 

 

Forces Militantes 54, C/O Eric  TOLLÉNAÈRE  4, Rue Maurice Barrès — 54220 MALZÉVILLE

Forcesmilitantes54@yahoo.fr

www.forces-militantes.org
Par Forces Militantes 54
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Non au Traité de Lisbonne

La Constitution Européenne
Le 07/02/2008 :
Non au Traité de Lisbonne
Comme il l’avait annoncé, Marc DOLEZ a voté deux fois non :

- non à la révision de la Constitution, le 4 février au Congrès du Parlement à Versailles, afin d’essayer d’imposer un référendum (cf. son intervention du 15 Janvier à l’Assemblée Nationale)

- non à la ratification du traité lui-même. Ci-après le texte de son intervention, le 7 février à la tribune de l’Assemblée Nationale :

"Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’Etat, mes chers collègues,

Le respect de la souveraineté populaire aurait voulu que le Président de la République et le Gouvernement s’appuient sur la volonté du peuple, exprimée le 29 mai 2005, pour exiger une réorientation économique, sociale et politique de la construction européenne. Tel n’a pas été le cas puisque – personne ne le conteste vraiment aujourd’hui – le traité de Lisbonne est quasiment identique, dans son contenu, au traité rejeté il y a deux ans.

Toutes les raisons de dire non demeurent.

En effet, le cadre ultra-libéral des politiques économiques, monétaires, financières, budgétaires et commerciales reste absolument inchangé. La référence à la « concurrence libre et non faussée » fait ainsi l’objet, avouons-le, d’un tour de passe-passe. Si elle disparaît des objectifs de l’Union, le protocole additionnel n° 6 lui est consacré, et lève toute erreur d’interprétation en disposant que « le marché intérieur (…) comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée ». La concurrence reste donc le fil conducteur de la construction européenne, et le libre-échange son horizon indépassable, avec toutes les contraintes qui en découlent : interdiction de toute restriction à la libre circulation des capitaux ; libéralisation des secteurs de l’énergie, des transports et de la poste ; suppression progressive des obstacles au commerce international.

Les services publics, dont on parle beaucoup, font quant à eux l’objet de ce que j’appellerai une mystification. En effet, le protocole n° 9, dont l’intitulé évoque les « services d’intérêt général », ne concerne en fait, dans son contenu, que les « services d’intérêt économique général », lesquels, par les articles 106 et 107 du traité, sont soumis de manière drastique aux règles de la concurrence, ce qui interdit, dans la pratique, toute aide de l’Etat. Je renvoie d’ailleurs ceux qui se feraient encore quelques illusions aux propos qu’a tenus M. Barroso, président de la Commission européenne, le 20 novembre dernier, devant le Parlement européen : celui-ci jugeait « inutile » d’envisager une loi-cadre européenne pour clarifier la place des services publics d’intérêt général.

L’Europe ne dispose pas des outils politiques nécessaires pour maîtriser et encadrer la toute-puissance, ainsi reconnue, des lois du marché. Elle restera donc malheureusement un nain politique.

Il n’y a par ailleurs aucune remise en question de la politique monétaire, et la stabilité des prix fait une entrée remarquée parmi les objectifs de l’Union. L’indépendance de la Banque centrale est confirmée, tandis que le protocole n° 3 prévoit, monsieur le secrétaire d’Etat, que l’Eurogroupe ne se réunira que « de façon informelle ».

Il est désormais impossible de construire l’Europe sociale, puisque toute harmonisation est interdite – je vous renvoie sur ce point aux articles 151 et 153 du traité - , comme est impossible l’harmonisation fiscale, puisque l’unanimité reste la règle en ce domaine, et que chaque pays dispose donc d’un droit de veto. Bref, le traité ne contient rien pour lutter contre le dumping social et fiscal, et donc rien pour lutter contre les délocalisations et le saccage de notre industrie.

Et sur la scène internationale, du fait de l’article 42 du traité relatif à l’Union, l’Europe restera soumise aux orientations militaires et diplomatiques des Etats-Unis puisque c’est dans le cadre de l’OTAN que se concevra sa politique de sécurité et de défense.

Un certain nombre de mes collègues du groupe socialiste en sont convaincus : toutes les raisons de dire « non » demeurent. N’ayant pas obtenu un référendum, certains ont décidé de ne pas participer au vote. D’autres, dont je suis, ont choisi de maintenir leur « non » afin de confirmer celui du peuple français, le 29 mai 2005.

Ce « non », dont nous sommes en quelque sorte les garants, est l’expression de notre ardente volonté d’une autre Europe, démocratique, indépendante et sociale."

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