Mercredi 17 septembre 2008

Militant du Parti Socialiste j'ai défendu la Contribution DEBOUT LA GAUCHE ! de Forces Militantes du Député Marc Dolez, Députe du Nord, voici mon discours devant l'Assemblée Fédérale de Meurthe & Moselle du Parti Socialiste.

DEBOUT LA GAUCHE

 

Adressée aux militants,

Présentée à l’Assemblée Fédérale préparatoire au Congrès National de Reims du Parti Socialiste Eric TOLLENAERE Section de Malzéville, membre de la Direction Nationale de FM.

 

EN INTRODUCTION :


Non il ne s’agit pas encore de désigner un 1er Secrétaire, et encore moins un candidat à l’élection présidentielle.


Il s’agit de construire un projet politique pour le PS. !


Noël de Malzéville disait 20% des contrib. Différentes, 80% disent la même chose. J’ai dénombré 6 contributions qui disent quelque chose de différent et qui pourraient si elles le veulent vraiment construire le pôle de Gauche du PS, mais l’attrait des « gamelles » risque d’être trop grand !


1) DE QUEL PARTI LES MILITANTS ET NOS ELECTEURS ONT BESOIN ?


Alternative politique à Sarkozy et la Droite féroce.

C’est s’opposer au Capitalisme, donc vouloir le Socialisme. Toute autre ligne, c’est le renoncement et l’abandon.

Nous refusons la liquidation du Parti de Jaurès / Blum et Mitterrand.


Etre Anti-capitaliste et Internationaliste sont des valeurs qui disparaissent au sein de notre parti, par manque de formation des nouveaux militants ce qui fait le jeu des dirigeants qui semblent être atteint d’amnésie.


Non le congrès ne doit pas être un catalogue d’idées pour 2012, mais l’occasion de faire un inventaire sans concession et faire des propositions en rupture avec le Social libéralisme.


Sinon nous renverrons nos électeurs voire nos adhérents sur notre gauche chez Besancenot et sur notre Droite chez Bayrou. Ce qui viderait définitivement le peu de militants qu’il reste au PS.


2) FAIRE UN INVENTAIRE SANS CONCESSION :


Le tournant libéral de 1983 a été ouvert mais jamais refermé ! Ce qui a permis la décentralisation des pouvoirs aux Départements avec nous puis aux Régions avec la Droite. La Décentralisation n’est-elle pas aussi un retour aux baronnies dans leurs configurations Régionales ?

Il est grand temps de tirer les enseignements de 2002, comment gagner en disant « mon programme n’est pas Socialiste «  comme le disait Jospin, et en privatisant autant que la Droite entre 2001 et 2002. Au lieu de tirer les enseignements, en 2007, Ségolène Royale a joué contre le Parti avant de changer de fusil d’épaule entre les deux tours mais a perdu. Sa seule légitimité a été un vote anti-Sarkozy et non un vote de son projet.


3) SUR QUELLES BASES RECONSTRUIRE ?


Non au Communautarisme et à l’intégrisme, Oui à la Laïcité sans adjectif. La Laïcité c’est la défense de la liberté absolue de conscience, ce n’est pas l’anti-religieux, c’est la défense de la République et de sa devise : LIBERTE – EGALITE – FRATERNITE, c’est quand même le minimum pour un Socialiste de défendre la République. Abandonner aussi ce terrain reviendrait à renier Jean Jaurès qui disait :
« Sans la République, le Socialisme est impuissant, Sans le Socialisme, la République  est vide ».

Nous refusons de considérer le capitalisme comme l’horizon indépassable et ne renonçons pas à un autre mode d’organisation sociale, fondé sur la socialisation des moyens de production et d’échange car, pour reprendre le mot de Jaurès , « … les moyens de production et de richesse accumulés par l’humanité doivent être à la disposition de toutes les activités humaines et les affranchir.  »

Rien n’est en effet plus urgent que de reconstruire une idéologie de rupture avec le capitalisme pour ouvrir une autre voie, après l’effondrement tragique du « communisme » d’Etat et le calamiteux ralliement de la social-démocratie au modèle néo-libéral.


Ce qu’il faut faire :

·        Augmenter et rétablir une grille des salaires, revaloriser le pouvoir d’achat

·        Lutter contre les licenciements, défendre les droits des salariés

·        Défendre le droit à la retraite à 60 ans et retour à 37 années et demi

·        Assurer la pérennité de la sécurité sociale par répartition et non pas capitalisation.

·        Régulariser les immigrés sans papiers veut dire abroger la loi Hortefeux.

·        Répondre aux revendications de la jeunesse.

·        Défendre l’enseignement public et laïque.

·        Garantir l’effectivité du droit au logement et dire non aux expulsions sans relogement.

·        Défendre et développer les services publics notamment l’eau et la poste.

 

Vous trouverez les mesures concrètes dans la contribution.

 

4) RETABLIR LA SOUVERRAINETE DU PEUPLE

 

-    Face à l’urgence démocratique, il faut rompre avec la V° République, nous demandons une VI° République Sociale, Laïque et Parlementaire, nouvelle constitution élaborée par une Assemblée constituante élue à la proportionnelle.

-    Nous sommes pour une autre Europe, une Europe des peuples et non des capitaux qui respecte le vote du 29 Mai 2005 de la France de 2005 des Pays Bas et de Juin 2008 des Irlandais qui disent Non à l’Europe Libérale, défendue en commun par la Droite et le PSE.

-         Nous avons besoin d’une autre internationale Socialiste et d’un autre PSE.

-    Ce n’est pas être anti-Européen que de rejeter la traité de Lisbonne et la privatisation des services publics, c’est demander une garantie de sécurité pour les peuples, que l’ouverture à la concurrence pour des intérêts capitaliste n’assure pas.

 

EN CONCLUSION

 

Le temps est venu que les socialistes fidèles à Jaurès se lèvent pour résister aux liquidateurs et prendre, dans le rassemblement à construire, toute la place que leur confère l’héritage dont ils sont dépositaires.

En avant, camarades, pour que vive le socialisme et vive la République sociale !

 

Nous le ferons dans une motion commune avec d’ores et déjà Trait d’Union de Jean-Luc Mélenchon, Forces Militantes de Marc Dolez et les amis de Jacques Fleury.

Nous sommes prêts à faire une grande motion de Gauche avec Benoît Hamon, Gérard Filoche et Henri Emmanuelli. La seule condition étant d’être clair sur son périmètre et sur le fait que ce n’est pas par des tractations nocturnes par attrait des « gamelles » que l’union peut être faite.
(ceci est fait depuis mardi 23 Septembre 2008)

 

Nous sommes Socialistes à l’intérieur comme à l’extérieur du Parti, nous défendons nos valeurs et nos convictions sans concession, et ce n’est pas entendre « aimer vous les uns les autres ou disparaissez » qui fera l’union utile du parti Socialiste et au-delà de toute la Gauche.

 

Nous avons dit !

Par Forces Militantes 54 - Publié dans : Forces Militantes 54
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Présentation

Non au Traité de Lisbonne

La Constitution Européenne
Le 07/02/2008 :
Non au Traité de Lisbonne
Comme il l’avait annoncé, Marc DOLEZ a voté deux fois non :

- non à la révision de la Constitution, le 4 février au Congrès du Parlement à Versailles, afin d’essayer d’imposer un référendum (cf. son intervention du 15 Janvier à l’Assemblée Nationale)

- non à la ratification du traité lui-même. Ci-après le texte de son intervention, le 7 février à la tribune de l’Assemblée Nationale :

"Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’Etat, mes chers collègues,

Le respect de la souveraineté populaire aurait voulu que le Président de la République et le Gouvernement s’appuient sur la volonté du peuple, exprimée le 29 mai 2005, pour exiger une réorientation économique, sociale et politique de la construction européenne. Tel n’a pas été le cas puisque – personne ne le conteste vraiment aujourd’hui – le traité de Lisbonne est quasiment identique, dans son contenu, au traité rejeté il y a deux ans.

Toutes les raisons de dire non demeurent.

En effet, le cadre ultra-libéral des politiques économiques, monétaires, financières, budgétaires et commerciales reste absolument inchangé. La référence à la « concurrence libre et non faussée » fait ainsi l’objet, avouons-le, d’un tour de passe-passe. Si elle disparaît des objectifs de l’Union, le protocole additionnel n° 6 lui est consacré, et lève toute erreur d’interprétation en disposant que « le marché intérieur (…) comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée ». La concurrence reste donc le fil conducteur de la construction européenne, et le libre-échange son horizon indépassable, avec toutes les contraintes qui en découlent : interdiction de toute restriction à la libre circulation des capitaux ; libéralisation des secteurs de l’énergie, des transports et de la poste ; suppression progressive des obstacles au commerce international.

Les services publics, dont on parle beaucoup, font quant à eux l’objet de ce que j’appellerai une mystification. En effet, le protocole n° 9, dont l’intitulé évoque les « services d’intérêt général », ne concerne en fait, dans son contenu, que les « services d’intérêt économique général », lesquels, par les articles 106 et 107 du traité, sont soumis de manière drastique aux règles de la concurrence, ce qui interdit, dans la pratique, toute aide de l’Etat. Je renvoie d’ailleurs ceux qui se feraient encore quelques illusions aux propos qu’a tenus M. Barroso, président de la Commission européenne, le 20 novembre dernier, devant le Parlement européen : celui-ci jugeait « inutile » d’envisager une loi-cadre européenne pour clarifier la place des services publics d’intérêt général.

L’Europe ne dispose pas des outils politiques nécessaires pour maîtriser et encadrer la toute-puissance, ainsi reconnue, des lois du marché. Elle restera donc malheureusement un nain politique.

Il n’y a par ailleurs aucune remise en question de la politique monétaire, et la stabilité des prix fait une entrée remarquée parmi les objectifs de l’Union. L’indépendance de la Banque centrale est confirmée, tandis que le protocole n° 3 prévoit, monsieur le secrétaire d’Etat, que l’Eurogroupe ne se réunira que « de façon informelle ».

Il est désormais impossible de construire l’Europe sociale, puisque toute harmonisation est interdite – je vous renvoie sur ce point aux articles 151 et 153 du traité - , comme est impossible l’harmonisation fiscale, puisque l’unanimité reste la règle en ce domaine, et que chaque pays dispose donc d’un droit de veto. Bref, le traité ne contient rien pour lutter contre le dumping social et fiscal, et donc rien pour lutter contre les délocalisations et le saccage de notre industrie.

Et sur la scène internationale, du fait de l’article 42 du traité relatif à l’Union, l’Europe restera soumise aux orientations militaires et diplomatiques des Etats-Unis puisque c’est dans le cadre de l’OTAN que se concevra sa politique de sécurité et de défense.

Un certain nombre de mes collègues du groupe socialiste en sont convaincus : toutes les raisons de dire « non » demeurent. N’ayant pas obtenu un référendum, certains ont décidé de ne pas participer au vote. D’autres, dont je suis, ont choisi de maintenir leur « non » afin de confirmer celui du peuple français, le 29 mai 2005.

Ce « non », dont nous sommes en quelque sorte les garants, est l’expression de notre ardente volonté d’une autre Europe, démocratique, indépendante et sociale."

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