Mardi 2 décembre 2008

Chers camarades, chers amis.


C'est une dernière page qui s'écrit et c'est beaucoup d'émotions et de souvenirs qui me reviennent en mémoire. Après 6 années d'existances et 2 années de présence sur le 54, Forces Militantes se met en sommeil.


Nous avons quittés le PS pour rejoindre le "Parti de Gauche", dans une volonté de ne pas diviser notre action par des courants divers, PRS et FM ont décidés de mettre leurs structures réciproques en sommeil.


Forces Militantes se réunira sous forme de repas entre membres intitulés "les amis de Forces Militantes" comme c'est décidé dans l'ensemble des départements où nous sommes présents. La Meurthe et Moselle ne fera pas exception à ce changement de forme de FM.


C'est pour nous une page qui se tourne - non définitivement - et de nouvelles actions qui se mettent en place avec nos camarades du PG.


Vous pouvez désormais retrouver notre équipe (qui s'est bien agrandie) sur le site du PG 54 en cliquant sur le lien ci après : http://partidegauche54.e-monsite.com/


C'est pour nous deux années de luttes avec FM qui s'achèvent et des années de luttes à venir avec le PG.


Rejoignez-nous car nous avons besoin de vous.


Fraternité de combat.


Yohan DRIAN

Responsable Forces Militantes 54

Par Forces Militantes 54 - Publié dans : Forces Militantes 54
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Jeudi 13 novembre 2008

Création du « Parti de Gauche »

A peine quelques jours après notre départ du Parti socialiste, nous nous réjouissons du mouvement de soutien qui s'exprime envers notre démarche, aussi bien depuis les rangs socialistes que l'ensemble de la gauche. En à peine 3 jours, nous avons déjà enregistré plus de 3 000 soutiens sur le modeste site www.casuffitcommeca.fr que nous avions ouvert vendredi 7 novembre.

Ces soutiens montrent l'immense énergie disponible dans notre pays pour changer la gauche, affronter la droite et ouvrir une alternative au capitalisme de notre époque. C'est pourquoi nous annonçons la fondation du « Parti de Gauche » avec tous ceux qui partagent ces orientations.

D'ores et déjà Claude Debons, cheville ouvrière des collectifs contre la Constitution européenne participe à notre démarche. Eric Coquerel est également en train de la rejoindre avec ses amis du MARS - Gauche républicaine. Ce n'est qu'un début. D'autres noms seront annoncés dans les jours qui viennent.

Nous voulons que le « Parti de Gauche » soit un parti unitaire à gauche. Nous voulons en faire un trait d'union au service de la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes, sur une ligne claire de refus du Traité de Lisbonne et de construction d'une autre Europe. Dans ce but nous avons d'ores et déjà demandé à rencontrer notamment le PCF et le NPA.

Nous voulons aussi que le « Parti de Gauche » soit un parti gouvernemental capable, avec d'autres, d'entraîner la société au service d'un projet majoritaire pour changer la vie du plus grand nombre dans notre pays. Le « Parti de Gauche » sera enfin un parti résolument républicain, défendant sans concession la souveraineté du peuple, la laïcité des institutions et de la société et l'intérêt général contre le productivisme face à la crise écologique.

Nous avons dit que nous mettions nos pas dans ceux d'Oskar Lafontaine. Ce dernier sera présent lors du lancement du « Parti de Gauche ». Nous serons heureux de l'accueillir le samedi 29 novembre lors du meeting de lancement du Parti de Gauche en région parisienne.


Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne

Marc Dolez, député du Nord

Le 12 novembre 2008


Un site internet www.lepartidegauche.fr sera ouvert dans la journée

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Lundi 10 novembre 2008
Voici les Articles de presse suivant notre démission du PS

Républicain Lorrain 09.11.08



Est Républicain 10.11.08


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Samedi 8 novembre 2008
Nancy le 8 Novembre 2008

Les militants du Parti Socialiste se sont exprimé jeudi 6 Novembre 2008, lors du vote des motions dans le cadre du Congrès de Reims des 14,15 et 16 Novembre 2008. Le résultat est sans ambiguïté, les adhérents ont reconduit les orientations de la majorité sortante.

Le résultat du vote au parti socialiste est connu. Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête. Elles obtiennent 80% des suffrages.

De plus, la motion de Ségolène Royal l'emporte avec sa proposition d'alliance au centre, qu'elle appelle alliance avec les forces « démocrates ». Ainsi les orientations qui dominent dans le Sociale - Démocratie Européenne l'emportent, alors qu'elles conduisent partout à l'échec.

Elles avalisent l'Europe du traité de Lisbonne, les alliances changeantes, l'abstention face à la droite, et refusent de mettre en cause le capitalisme. Le score respectable de la gauche du parti n'y change rien malheureusement (19 % au niveau National, plus de 15 % au niveau départemental).

Les parlementaires Jean Luc Mélenchon et Marc Dolez ont annoncé leur sortie du Parti Socialiste : Pour eux comme pour nous, ça suffit comme ça !

En Meurthe et Moselle, les amis de Trait d'Union animé par le Sénateur Jean Luc Mélenchon au plan national et les amis de Forces Militantes animées au plan national par le Député Marc Dolez, ont décidé également de quitter le Parti Socialiste.

Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin d'une autre voix à gauche. Nous voulons lui être utile. Nous voulons reprendre l'initiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy. Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance d'action. Nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l'écosystème. Nous allons la proposer au suffrage universel. Ainsi que nous l'a montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons d'engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d'un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes. Nous savons qu'une énergie immense dans notre peuple est disponible pour le changement. Il faut aller de l'avant.


Sacha Tognolli                                   Eric Tollénaère
Pour Trait d'Union 54                     Pour Forces Militantes 54
06.87.56.70.43                                  06.70.20.02.08

 

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Vendredi 7 novembre 2008

 




Le résultat du vote au parti socialiste est connu. Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête. Elles obtiennent 80% des suffrages. Et la motion de Ségolène Royal l'emporte avec sa proposition d'alliance au centre. Ainsi, les orientations qui dominent la social-démocratie européenne l'ont emporté alors qu'elles conduisent partout à l'échec. Elles avalisent l'Europe du traité de Lisbonne, les alliances changeantes, l'abstention face à la droite, et refusent de mettre en cause le capitalisme. Ce résultat est sans ambiguïté. Le score respectable de la gauche du parti n'y change rien malheureusement.

Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous refusons de nous renier en participant à des complots et des combinaisons tactiques. Car quelles que soient les arrangements qui sortiront du Congrès de Reims, la future direction du PS appliquera l'orientation majoritaire en particulier quand viendront les prochaines élections européennes. Il faudrait alors accepter ce que nous refusons depuis toujours : le traité de Lisbonne et le Manifeste commun avec les partis sociaux démocrates qui gouvernent avec la droite dans leur pays. Non ! Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin d'une autre voix à gauche. Nous voulons lui être utiles. Nous voulons reprendre l'initiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy. Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance d'action. Nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l'écosystème. Nous allons la proposer au suffrage universel. Ainsi que nous l'a montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons d'engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d'un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes. Nous savons qu'une énergie immense dans notre peuple est disponible pour le changement. Il faut aller de l'avant.


Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne
Marc Dolez, député du Nord

 

Pour aller de l'avant, un site sera ouvert en fin de journée à l'adresse www.casuffitcommeca.fr .

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Mardi 30 septembre 2008
Forces Militantes se félicite que toute la gauche du P.S soit rassemblée dans une motion commune pour le prochain congrès de Reims.

Dans sa contribution « Debout la gauche ! », Forces Militantes a plaidé avec force pour un congrès de clarification des positions politiques du P.S permettant, dans la fidélité aux valeurs fondamentales du socialisme, de l’ancrer véritablement à gauche :

- clarification pour, face à la crise et à l’urgence sociale, promouvoir un autre partage des richesses et rendre au travail ce qu’il a perdu au profit du capital
- clarification pour, face à l’urgence démocratique, rétablir la souveraineté populaire en rompant avec la Vème république et avec la construction libérale de l’Europe
- clarification dans les alliances : A gauche sans exclusive

La motion commune (rassemblement de 7 contributions), dont Benoît Hamon est le premier signataire, reprend ces principaux thèmes.

C’est pourquoi, tout en gardant évidemment sa spécificité, Forces Militantes est partie prenante du rassemblement qui s’est opéré pour donner une ligne clairement à gauche au Parti Socialiste.

C’est dans cet esprit que ses militants participeront pleinement, dans les prochaines semaines, aux débats du congrès.

Le 24/09/2008 :
Par Forces Militantes 54 - Publié dans : Actualité
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Vendredi 26 septembre 2008
Regardons les choses en face.

 

Le monde change, le vent souffle et il peut nous porter loin. Mais, pour cela, nous devons enfin reprendre l’initiative et ne plus subir. Ne plus subir la droite, son discours et son agenda. Ne plus subir l’air du temps, la dictature de l’opinion et des médias. Ne plus subir les évolutions imposées par nos adversaires comme une fatalité insurmontable. Ne plus subir le temps comme un agent érosif de nos valeurs.

Le vent souffle. Il nous portera loin si nous orientons les voiles dans le bon sens…

 

Téléchargez le PDF de la motion

Signez la motion

 

Le néo‐libéralisme sombre. Le monde est confronté à quatre crises majeures – crise financière, énergétique, alimentaire et environnementale ‐ dont la simultanéité met en évidence les dangers et les limites de ce qu’il est convenu d’appeler la « mondialisation libérale ». En moins d’une semaine, le capitalisme financier, arrimé sur la dérégulation, la privatisation à outrance, le tout marché et le libre‐échange sans limites, a vu voler en éclat la suprématie que lui conférait son caractère prétendument « indépassable » ou « incontournable ».

Seul le recours massif à l’action publique et aux contribuables a permis de mettre un terme provisoire au chaos créé par la spéculation et la subordination de l’intérêt général aux intérêts particuliers. La véritable hiérarchie entre l’économie et la politique a ainsi pu être rétablie. Si l’on ne change pas radicalement de cap, les conséquences de ce chaos, aujourd’hui encore largement occultées, se feront durement sentir pour les plus faibles, dans les mois et les années à venir. La fameuse « économie de l’intelligence », si chère aux tenants de la suprématie du tout-marché, vient se noyer dans la fameuse :« privatisation des bénéfices et nationalisation des pertes ». Il en va de même en matière alimentaire, énergétique et environnementale. Si de solides régulations ne sont pas mises en place, par l’action publique concertée portant l’intérêt général, cette tendance désastreuse ne pourra que se renforcer.

Le vieux est mort et le neuf hésite à naître.

Le monde qui disparaît engloutit bien des certitudes. Mais ce constat doit-il nous nous réjouir ou nous inquiéter ? Nous réjouir dès lors que le néo-libéralisme et son cortège d’inégalités, de violences et d’injustice agonisent.

Nous inquiéter aussi devant la montée des nationalismes, l’incitation au « choc des civilisations », la radicalisation religieuse et la multiplication des régimes autoritaires. Nous inquiéter devant le caractère irréversible de nombreuses blessures infligées à l’environnement. Nous inquiéter enfin, devant la surdité de certaines autorités politiques ou financières confrontées à l’ampleur d’une crise qu’elles n’ont su ni anticiper, ni comprendre, ni résoudre.

Face à cette métamorphose, la France, livrée au pouvoir d’un seul homme, ne va pas mieux que ses voisins. Elle va même beaucoup plus mal.

A la crise sévère de nos finances publiques, s’ajoutent le retour de l’inflation et la chute brutale de la croissance qui nous placent en situation de récession. C’est la pire des situations : « la stagflation », que l’on croyait ne jamais revoir. La faiblesse de l’investissement public et privé - scandaleusement attribuée par la droite aux 35 heures ou au code du travail - est la véritable cause de notre perte de compétitivité : elle débouche sur un déficit record de notre balance commerciale. De délocalisation en plans sociaux - c’est désormais le tour des secteurs automobile et aéronautique - la désindustrialisation croissante de notre pays constitue une lourde menace pour notre niveau de vie et l’avenir de notre recherche que l’on s’obstine à délaisser. Le taux de chômage réel remonte, malgré un camouflage statistique très politique. De surcroît, la dégradation de la qualité des emplois et des conditions de travail, pèsent très fortement sur nos concitoyens. Plus des deux tiers des emplois créés au cours des dernières années sont des emplois intérimaires ou des temps partiels subis et mal payés. C’est ce qui explique l’apparition de travailleurs pauvres, que l’on s’apprête à cantonner dans le RSA aux côtés des Rmistes. D’une manière générale le pouvoir d’achat des salariés et des retraités recule : traduction implacable de la captation de plus de 10 points de valeur ajoutée par le capital au détriment des salaires, résultant de l’essor sans précédent du capitalisme financier. Pour la droite, la « valeur travail » est bien évidemment sans rapport avec sa rémunération. A cette tendance de fond s’est superposé un recul des politiques de redistribution, fiscales et sociales, qui se traduit aujourd’hui par une remontée vertigineuse des inégalités. Les écarts de salaires et de revenus ne défient plus seulement la justice sociale : ils attentent au bon sens. Voilà ce qui, si les mots avaient encore un sens, devrait être la première préoccupation des socialistes.

Le contexte international n’est pas étranger à la détérioration de la situation.

Mais, en France, la droite en porte la responsabilité principale. Ses choix fiscaux, comme les 14 Milliards d’euros en faveur des plus riches dès le début de législature, ont aggravé l’état de nos finances publiques. Ils privent, de surcroît, notre pays de toute marge de manœuvre budgétaire pour éviter la récession, sans avoir la moindre conséquence positive sur l’investissement privé.

Suppression de l’impôt sur la fortune, bouclier fiscal, niches fiscales dont le coût est supérieur au double du déficit budgétaire, démantèlement des 35 heures et du code du travail… sont la marque d’une politique conservatrice, affichée au mépris de la plus élémentaire justice sociale. Simultanément, la protection sociale recule, qu’il s’agisse des retraites ou de la santé, au profit d’un secteur privé, dont la débâcle nord-américaine augure mal de la pérennité. Gageons que dans les mois à venir, nous entendrons moins parler des fonds de pensions qui séduisaient tant, parfois, hélas, jusque dans nos rangs. Le déficit de notre régime de santé - bien que préoccupant, mais lié, en réalité, au niveau de l’emploi et au périmètre de l’assiette de perception des cotisations- va s’avérer être peu de chose, comparé à la contribution du trésor américain au sauvetage, en catastrophe, des compagnies d’assurances privées.

La prétendue « rupture » prônée par Nicolas Sarkozy, se résume en réalité à un alignement sur le néo-conservatisme américain, au moment où celui-ci échoue. Elle ne se cantonne pas au domaine économique et social. Elle ne se contente pas de l’appauvrissement des catégories populaires de plus en plus fragilisées et du harcèlement fiscal et tarifaire des classes moyennes, elle s’étend aussi à l’ensemble de l’action publique. De la politique étrangère qui faisait jusque ici l’objet d’un consensus relatif entre gauche et droite, en passant par la personnalisation grotesque du pouvoir, les atteintes aux libertés publiques en matière politique et pénale, le démantèlement organisé des services publics. La remise en cause frontale de la laïcité traduit bien la volonté de rompre avec notre modèle républicain.

En fait de rupture, le gouvernement nous fait entrer dans une période réactionnaire, au sens étymologique du terme, telle qu’en a connu périodiquement la France. Seules, l’hypermédiatisation, parfois étrangement servile, de l’agitation présidentielle, et la faiblesse insigne d’une opposition politiquement indéterminée, parviennent encore à brouiller cette réalité.

Car il faut se rendre à l’évidence : l’opposition, c’est à dire pour l’essentiel notre parti, porte sa part de responsabilité dans ce scénario médiocre. Alors que nous n’avons jamais disposé d’autant d’atouts (trois groupes parlementaires puissants, la majorité des départements, des régions et des municipalités, grandes et moyennes), notre parti n’a pas la faveur des Françaises et des Français qui jugent son action timorée, brouillonne et son projet inexistant ou illisible. Alors même que le contexte politique, aussi bien national qu’international, nous est favorable, nous nous trouvons, le plus souvent, incapables de répondre aux attentes de nos électeurs.

Contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, ces carences ne peuvent en aucun cas s’expliquer par des raisons purement « socialo-socialistes ». Ni l’absence de leader avéré, ni notre diversité interne, ne nous permettent de comprendre cette situation. Le mal est plus profond. La social-démocratie européenne a subi 13 défaites sur les 15 derniers scrutins. Est-ce, dans chacun de ces treize partis, faute de leaders ou de discipline ? Ou bien est-ce le résultat de l’acceptation, par la social-démocratie, des principes néolibéraux, des valeurs de nos adversaires ? Reconnaissons-le, cette seconde hypothèse paraît tout de même plus vraisemblable !

Nous avons bien perdu, dans les dernières décennies, la bataille culturelle, c’est à dire la bataille politique au niveau le plus élevé et le plus profond. Il est temps, plus que temps, d’inverser la tendance. L’avenir du PS ne peut être le passé de la social-démocratie européenne.

Nous n’avons pas gagné d’élection présidentielle depuis 20 ans, ni d’élections législatives depuis 11 ans. Et rien n’indique que nous serions en mesure de l’emporter aujourd’hui, malgré les cafouillages et les échecs de la droite au pouvoir. Imputer cette position de faiblesse à la qualité des équipes ou à l’état du navire est un peu court : comme nous l’a appris Sénèque, « il n’y a pas de bons vents pour le marin qui ne sait pas où il va ».

Le cap, la ligne, le projet : peu importent les mots choisis. Ce qui est essentiel pour un parti politique, ce qui entraîne l’adhésion ou motive la critique, c’est son orientation politique : les valeurs qu’il défend et les moyens qu’il préconise pour les mettre en œuvre. La société qu’il dessine, l’horizon qu’il propose.

Le PS n’est pas à court d’idées. Ses valeurs sont, plus que jamais, d’actualité. Son patrimoine historique ou la relation privilégiée qu’il devrait entretenir avec le progrès, lui fournissent la matière pour bâtir un véritable projet alternatif à celui des conservateurs. Mais notre visibilité est brouillée par les concessions incessantes à une pensée qui n’est pas la nôtre. 

Nous avons gagné les élections chaque fois que nous avons eu un temps d’avance. Un temps d’avance sur l’adversaire, un temps d’avance dans la compréhension du monde, un temps d’avance sur les métamorphoses de la société.

Aujourd’hui nous devons avoir un monde d’avance. Là où la droite contemple les ruines d’un modèle de développement fondé sur le laisser-faire généralisé, la gauche est seule légitime pour lever une nouvelle espérance. A nous de reconstruire l’espoir à gauche.

Par Forces Militantes 54 - Publié dans : Congrès de Reims
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Mercredi 17 septembre 2008

Militant du Parti Socialiste j'ai défendu la Contribution DEBOUT LA GAUCHE ! de Forces Militantes du Député Marc Dolez, Députe du Nord, voici mon discours devant l'Assemblée Fédérale de Meurthe & Moselle du Parti Socialiste.

DEBOUT LA GAUCHE

 

Adressée aux militants,

Présentée à l’Assemblée Fédérale préparatoire au Congrès National de Reims du Parti Socialiste Eric TOLLENAERE Section de Malzéville, membre de la Direction Nationale de FM.

 

EN INTRODUCTION :


Non il ne s’agit pas encore de désigner un 1er Secrétaire, et encore moins un candidat à l’élection présidentielle.


Il s’agit de construire un projet politique pour le PS. !


Noël de Malzéville disait 20% des contrib. Différentes, 80% disent la même chose. J’ai dénombré 6 contributions qui disent quelque chose de différent et qui pourraient si elles le veulent vraiment construire le pôle de Gauche du PS, mais l’attrait des « gamelles » risque d’être trop grand !


1) DE QUEL PARTI LES MILITANTS ET NOS ELECTEURS ONT BESOIN ?


Alternative politique à Sarkozy et la Droite féroce.

C’est s’opposer au Capitalisme, donc vouloir le Socialisme. Toute autre ligne, c’est le renoncement et l’abandon.

Nous refusons la liquidation du Parti de Jaurès / Blum et Mitterrand.


Etre Anti-capitaliste et Internationaliste sont des valeurs qui disparaissent au sein de notre parti, par manque de formation des nouveaux militants ce qui fait le jeu des dirigeants qui semblent être atteint d’amnésie.


Non le congrès ne doit pas être un catalogue d’idées pour 2012, mais l’occasion de faire un inventaire sans concession et faire des propositions en rupture avec le Social libéralisme.


Sinon nous renverrons nos électeurs voire nos adhérents sur notre gauche chez Besancenot et sur notre Droite chez Bayrou. Ce qui viderait définitivement le peu de militants qu’il reste au PS.


2) FAIRE UN INVENTAIRE SANS CONCESSION :


Le tournant libéral de 1983 a été ouvert mais jamais refermé ! Ce qui a permis la décentralisation des pouvoirs aux Départements avec nous puis aux Régions avec la Droite. La Décentralisation n’est-elle pas aussi un retour aux baronnies dans leurs configurations Régionales ?

Il est grand temps de tirer les enseignements de 2002, comment gagner en disant « mon programme n’est pas Socialiste «  comme le disait Jospin, et en privatisant autant que la Droite entre 2001 et 2002. Au lieu de tirer les enseignements, en 2007, Ségolène Royale a joué contre le Parti avant de changer de fusil d’épaule entre les deux tours mais a perdu. Sa seule légitimité a été un vote anti-Sarkozy et non un vote de son projet.


3) SUR QUELLES BASES RECONSTRUIRE ?


Non au Communautarisme et à l’intégrisme, Oui à la Laïcité sans adjectif. La Laïcité c’est la défense de la liberté absolue de conscience, ce n’est pas l’anti-religieux, c’est la défense de la République et de sa devise : LIBERTE – EGALITE – FRATERNITE, c’est quand même le minimum pour un Socialiste de défendre la République. Abandonner aussi ce terrain reviendrait à renier Jean Jaurès qui disait :
« Sans la République, le Socialisme est impuissant, Sans le Socialisme, la République  est vide ».

Nous refusons de considérer le capitalisme comme l’horizon indépassable et ne renonçons pas à un autre mode d’organisation sociale, fondé sur la socialisation des moyens de production et d’échange car, pour reprendre le mot de Jaurès , « … les moyens de production et de richesse accumulés par l’humanité doivent être à la disposition de toutes les activités humaines et les affranchir.  »

Rien n’est en effet plus urgent que de reconstruire une idéologie de rupture avec le capitalisme pour ouvrir une autre voie, après l’effondrement tragique du « communisme » d’Etat et le calamiteux ralliement de la social-démocratie au modèle néo-libéral.


Ce qu’il faut faire :

·        Augmenter et rétablir une grille des salaires, revaloriser le pouvoir d’achat

·        Lutter contre les licenciements, défendre les droits des salariés

·        Défendre le droit à la retraite à 60 ans et retour à 37 années et demi

·        Assurer la pérennité de la sécurité sociale par répartition et non pas capitalisation.

·        Régulariser les immigrés sans papiers veut dire abroger la loi Hortefeux.

·        Répondre aux revendications de la jeunesse.

·        Défendre l’enseignement public et laïque.

·        Garantir l’effectivité du droit au logement et dire non aux expulsions sans relogement.

·        Défendre et développer les services publics notamment l’eau et la poste.

 

Vous trouverez les mesures concrètes dans la contribution.

 

4) RETABLIR LA SOUVERRAINETE DU PEUPLE

 

-    Face à l’urgence démocratique, il faut rompre avec la V° République, nous demandons une VI° République Sociale, Laïque et Parlementaire, nouvelle constitution élaborée par une Assemblée constituante élue à la proportionnelle.

-    Nous sommes pour une autre Europe, une Europe des peuples et non des capitaux qui respecte le vote du 29 Mai 2005 de la France de 2005 des Pays Bas et de Juin 2008 des Irlandais qui disent Non à l’Europe Libérale, défendue en commun par la Droite et le PSE.

-         Nous avons besoin d’une autre internationale Socialiste et d’un autre PSE.

-    Ce n’est pas être anti-Européen que de rejeter la traité de Lisbonne et la privatisation des services publics, c’est demander une garantie de sécurité pour les peuples, que l’ouverture à la concurrence pour des intérêts capitaliste n’assure pas.

 

EN CONCLUSION

 

Le temps est venu que les socialistes fidèles à Jaurès se lèvent pour résister aux liquidateurs et prendre, dans le rassemblement à construire, toute la place que leur confère l’héritage dont ils sont dépositaires.

En avant, camarades, pour que vive le socialisme et vive la République sociale !

 

Nous le ferons dans une motion commune avec d’ores et déjà Trait d’Union de Jean-Luc Mélenchon, Forces Militantes de Marc Dolez et les amis de Jacques Fleury.

Nous sommes prêts à faire une grande motion de Gauche avec Benoît Hamon, Gérard Filoche et Henri Emmanuelli. La seule condition étant d’être clair sur son périmètre et sur le fait que ce n’est pas par des tractations nocturnes par attrait des « gamelles » que l’union peut être faite.
(ceci est fait depuis mardi 23 Septembre 2008)

 

Nous sommes Socialistes à l’intérieur comme à l’extérieur du Parti, nous défendons nos valeurs et nos convictions sans concession, et ce n’est pas entendre « aimer vous les uns les autres ou disparaissez » qui fera l’union utile du parti Socialiste et au-delà de toute la Gauche.

 

Nous avons dit !

Par Forces Militantes 54 - Publié dans : Forces Militantes 54
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Mardi 16 septembre 2008
Par Forces Militantes 54 - Publié dans : Médias
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Vendredi 12 septembre 2008
mardi 9 septembre 2008, 08:36

Où va le PS ? Cette question, ses militants et adhérents et sa base sociale et électorale qui, à ce jour, reste la plus forte composante du peuple de gauche et du salariat en France, se la posent bien évidemment.

Elle a été méchamment ravivée par les palinodies de la Rochelle. Mais même à la Rochelle, il y avait deux étages : celui des chefs et des médias, et celui des militants, avec, là, une réunion-débat sur la laïcité à laquelle participait Jean-Luc Mélenchon, ici, une réunion sur le Code du travail avec Gérard Filoche, et, dans les couloirs, la table de presse de nos camarades de l'OS (Offensive Socialiste !) vendant l'excellent petit livre de Julien Guérin et Jean-François Claudon, Les jeunes socialistes d'Epinay à la génération CPE, aux éditions de l'OURS, 7,5 euros.

A la Rochelle et plus encore dans le pays, l'étage de ceux d'en bas en a ras la casquette, car il n'y a pas d'opposition politique à Sarkozy au niveau des dirigeants du PS.

Cela à cause, non d'abord des personnes et de leurs ambitions comme on le dit souvent, mais des orientations politiques et des forces sociales qui les sous-tendent. La liquidation du PS comme parti issu du mouvement ouvrier, sa transformation en une sorte de "parti démocrate" qui pourrait bien être sa disparition pure et simple, sont le programme politique de deux des principaux courants qui le dirigent. Celui qui veut comme "présidentiable" le maire de Paris Bertrand Delanoë et qui, ironie de l'histoire, alors qu'il entend être le courant libéral français, est dépassé verbalement sur la gauche par les discours d'Hillary Clinton à la convention démocrate de Denver, aux Etats-Unis ! Celui qui voudrait poursuivre avec la "présidentiable" qui a fait élire Sarkozy, Ségolène Royal -parmi lequel des militants sincères et des jeunes qui veulent voir en elle l'alternative à Sarkozy. Face à ces deux courants "liquidateurs" la direction du PS, dont l'orientation de fond est la même -c'est l'acceptation du capitalisme et donc des contre-réformes qu'il exige quel qu'en soit l'habillage- est bien en peine d'apparaître comme différente, et apparaît surtout comme accrochée à son appareil ...

Mais y a-t-il encore une gauche dans ce parti ? La réponse est oui, sans même parler des courants : car la base sociale et électorale est cent fois plus à gauche que n'importe lequel des dirigeants. Mais si la question se pose, c'est parce qu'après avoir fait passer le Non à la soi-disant constitution "européenne" en 2005 l'essentiel des dirigeants de la "gauche du parti" ont rallié la synthèse des Oui et des Non, réalisée contre le peuple de gauche au congrès du Mans en 2005 pour interdire une alternative politique dans ce pays, et dont la conséquence a été l'opération Ségolène Royal avec le résultat à la présidentielle que l'on sait. C'est la méthode du confusionnisme politique à l'oeuvre dans cette synthèse qui continue dans les projets confus d'alliance derrière une troisième supposée "présidentiable" que serait Martine Aubry. Elle ne saurait avoir d'autre effet que d'enterrer tout véritable changement.

Car un vrai changement serait une vraie opposition à Sarkozy. Une opposition maintenant, et non pas la mise en oeuvre par les conseils régionaux et généraux de la politique voulue par son gouvernement et par le patronat, ralliement de l'autre force liquidatrice du lien au mouvement ouvrier qui apparaît dans la préparation du prochain congrès du PS à Reims : celle des "barons" (le terme est exact) locaux, les Guérini, Colomb et autres. Enfermer le "débat" dans le "choix du présidentiable" dés maintenant, c'est en réalité choisir d'attendre 2012 pour ne pas s'opposer à Sarkozy maintenant. C'est le fond politique qui explique les "ralliements" au pouvoir de Sarkozy des Kouchner, Besson, Amara et compagnie. Quand on ne s'oppose pas, pourquoi ne pas se rallier ?

La gauche dans le PS comme dans le pays c'est l'opposition frontale et réelle à Sarkozy, qui ne recule pas devant l'action pour le combattre, le défaire et le chasser.

Deux regroupements nous semble-t-il vont dans ce sens. Parmi les contributions issues des courants ayant combattu pour le Non en 2005 -au nombre de cinq : Nouveau Parti Socialiste (Henri Emmanuelli et Benoît Hamon), Trait d'Union (Jean-Luc Mélenchon), Gauche Avenir (Marie-Noelle Liennemann, Paul Quilès), Forces Militantes (Marc Dolez) et Démocratie et Socialisme (Gérard Filoche), deux d'entre elles, celles de Forces Militantes et de Trait d'Union, se sont regroupées sur les points suivants :
  • le retrait des troupes françaises d'Afghanistan,
  • la hausse massive des salaires,
  • la "planification écologique",
  • la rupture avec le traité de Lisbonne,
  • une "VI° République parlementaire, laïque et sociale",
  • et en indiquant qu'ils refusent toute alliance à droite (du type Modem) et sont pour toute alliance à gauche (avec la LCR-NPA par exemple).

Et chez les jeunes, nos camarades de l'Offensive Socialiste sont en train de s'affirmer comme le courant le plus dynamique, le plus créatif et potentiellement le plus attractif du MJS !

Les cinq courants "de gauche" doivent s'unir sur les bases dessinées par le premier regroupement entre Trait d'Union et Forces Militantes. De même que dans la lutte sociale c'est en refusant le "dialogue social" que travailleurs et syndicats s'unissent contre les patrons, ici c'est en se délimitant de la droite, des barons locaux qui font sa politique, des libéraux et des partisans du traité de Lisbonne que la gauche dans ce parti peut et doit exister à nouveau.


Militant – 18 rue Victor Massé 75009 Paris
Contact : 06 87 24 84 55
http://www.le-militant.org
Par Forces Militantes 54 - Publié dans : Actualité
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Présentation

Non au Traité de Lisbonne

La Constitution Européenne
Le 07/02/2008 :
Non au Traité de Lisbonne
Comme il l’avait annoncé, Marc DOLEZ a voté deux fois non :

- non à la révision de la Constitution, le 4 février au Congrès du Parlement à Versailles, afin d’essayer d’imposer un référendum (cf. son intervention du 15 Janvier à l’Assemblée Nationale)

- non à la ratification du traité lui-même. Ci-après le texte de son intervention, le 7 février à la tribune de l’Assemblée Nationale :

"Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’Etat, mes chers collègues,

Le respect de la souveraineté populaire aurait voulu que le Président de la République et le Gouvernement s’appuient sur la volonté du peuple, exprimée le 29 mai 2005, pour exiger une réorientation économique, sociale et politique de la construction européenne. Tel n’a pas été le cas puisque – personne ne le conteste vraiment aujourd’hui – le traité de Lisbonne est quasiment identique, dans son contenu, au traité rejeté il y a deux ans.

Toutes les raisons de dire non demeurent.

En effet, le cadre ultra-libéral des politiques économiques, monétaires, financières, budgétaires et commerciales reste absolument inchangé. La référence à la « concurrence libre et non faussée » fait ainsi l’objet, avouons-le, d’un tour de passe-passe. Si elle disparaît des objectifs de l’Union, le protocole additionnel n° 6 lui est consacré, et lève toute erreur d’interprétation en disposant que « le marché intérieur (…) comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée ». La concurrence reste donc le fil conducteur de la construction européenne, et le libre-échange son horizon indépassable, avec toutes les contraintes qui en découlent : interdiction de toute restriction à la libre circulation des capitaux ; libéralisation des secteurs de l’énergie, des transports et de la poste ; suppression progressive des obstacles au commerce international.

Les services publics, dont on parle beaucoup, font quant à eux l’objet de ce que j’appellerai une mystification. En effet, le protocole n° 9, dont l’intitulé évoque les « services d’intérêt général », ne concerne en fait, dans son contenu, que les « services d’intérêt économique général », lesquels, par les articles 106 et 107 du traité, sont soumis de manière drastique aux règles de la concurrence, ce qui interdit, dans la pratique, toute aide de l’Etat. Je renvoie d’ailleurs ceux qui se feraient encore quelques illusions aux propos qu’a tenus M. Barroso, président de la Commission européenne, le 20 novembre dernier, devant le Parlement européen : celui-ci jugeait « inutile » d’envisager une loi-cadre européenne pour clarifier la place des services publics d’intérêt général.

L’Europe ne dispose pas des outils politiques nécessaires pour maîtriser et encadrer la toute-puissance, ainsi reconnue, des lois du marché. Elle restera donc malheureusement un nain politique.

Il n’y a par ailleurs aucune remise en question de la politique monétaire, et la stabilité des prix fait une entrée remarquée parmi les objectifs de l’Union. L’indépendance de la Banque centrale est confirmée, tandis que le protocole n° 3 prévoit, monsieur le secrétaire d’Etat, que l’Eurogroupe ne se réunira que « de façon informelle ».

Il est désormais impossible de construire l’Europe sociale, puisque toute harmonisation est interdite – je vous renvoie sur ce point aux articles 151 et 153 du traité - , comme est impossible l’harmonisation fiscale, puisque l’unanimité reste la règle en ce domaine, et que chaque pays dispose donc d’un droit de veto. Bref, le traité ne contient rien pour lutter contre le dumping social et fiscal, et donc rien pour lutter contre les délocalisations et le saccage de notre industrie.

Et sur la scène internationale, du fait de l’article 42 du traité relatif à l’Union, l’Europe restera soumise aux orientations militaires et diplomatiques des Etats-Unis puisque c’est dans le cadre de l’OTAN que se concevra sa politique de sécurité et de défense.

Un certain nombre de mes collègues du groupe socialiste en sont convaincus : toutes les raisons de dire « non » demeurent. N’ayant pas obtenu un référendum, certains ont décidé de ne pas participer au vote. D’autres, dont je suis, ont choisi de maintenir leur « non » afin de confirmer celui du peuple français, le 29 mai 2005.

Ce « non », dont nous sommes en quelque sorte les garants, est l’expression de notre ardente volonté d’une autre Europe, démocratique, indépendante et sociale."

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